| Origine | Les monts Wuyi, site UNESCO. Les théiers poussent dans les gorges, sur le sol minéral des roches érodées — d'où la notion de yancha, « thé de rocher », et la fameuse « mélodie du rocher » yan yun. | Le district d'Anxi, au sud du Fujian. Nommé en l'honneur de la bodhisattva Guanyin ; le cultivar et la technologie ont essaimé d'ici dans toute la Chine et à Taïwan. |
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| Transformation | Forte oxydation (40–60 %) et torréfactions répétées au charbon pendant des semaines. La feuille : de sombres lanières torsadées à l'arôme de feu de bois et de caramel. | Oxydation légère (15–25 %) dans le style clair moderne, sans torréfaction sérieuse. La feuille est roulée en perles émeraude serrées. |
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| Goût et arôme | Minéraux, pain grillé, caramel, épices sombres, cacao ; derrière la torréfaction, une douceur fruitée et une longue arrière-bouche chaude. Le goût se déploie sur une dizaine d'infusions. | Lilas, orchidée, crème fraîche, verdure printanière et une douceur délicate. L'arôme est l'atout maître : un Tieguanyin clair sent le jardin en fleurs. |
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| Effet | Il réchauffe et rassemble : un cha qi dense, « de pierre », le thé favori des conversations du soir et du travail profond. Selon le wuxing — le feu passant à la terre. | Il rafraîchit et élève : une vivacité légère et claire, sans lourdeur. Plus proche du pôle printanier, « bois », des oolongs. |
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| Infusion | 6–8 g pour 100–120 ml, eau bien bouillante à 95–99 °C, infusions à partir de 5–10 secondes. Il s'ouvre à la deuxième infusion et tient 8–10 passes. | 6–7 g pour 100–120 ml, eau à 90–95 °C. Première infusion courte — les perles doivent se déployer ; le pic du goût vient à la troisième ou quatrième infusion. |
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| Vaisselle | Le couple classique : une théière de Yixing dédiée aux oolongs de falaise — l'argile arrondit la torréfaction. Le gaiwan fonctionne aussi très bien. | Le gaiwan de porcelaine est hors concours : la porcelaine neutre préserve cette aromatique florale pour laquelle on boit ce thé. |
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| Prix et contrefaçons | Le thé des théiers-mères ne se vend pas du tout — tout le marché descend des boutures. La bonne feuille des Wuyi est chère ; le « Da Hong Pao » des régions voisines est la norme du marché : moins c'est cher, plus on est loin des falaises. | La gamme est immense : du tout-venant aux lots de concours d'Anxi. Le risque principal n'est pas la contrefaçon mais le défaut de fraîcheur : le Tieguanyin clair s'évente vite, regardez la date de récolte. |
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| À qui il convient | Aux amateurs de goûts sombres, profonds, réchauffants — ceux qui aiment le whisky d'âge, le chocolat noir et les conversations jusqu'à minuit. | Aux amateurs de fraîcheur et d'aromatique de parfumeur, ainsi qu'aux débutants : sa beauté est évidente dès la première gorgée, sans aucune préparation. |
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